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PENULTIMI – recensione di Giuseppe Iannozzi

PENULTIMI – recensione di Giuseppe Iannozzi

I penultimi non sono gli ultimi. I penultimi possono ancora trovare ciò che resta della civiltà occidentale, delle sue idealità: la comunanza, la commozione, la morbidezza di ciò che è sensuale, corporeo, vitale. Possono ancora concepire la speranza del cambiamento. Il mondo che emerge non è più quello dell’alienazione operaia ma quello dell’apartheid prodotta dalle nuove oligarchie finanziarie. La società tende a dividersi in caste non più in classi come nel ‘900, le persone, sempre in movimento pendolare, restano immobili, l’Occidente sembra tutto retrodato a vecchio regime, a prima della rivoluzione borghese, è un mondo neofeudale, appunto. Di questo mondo Forlani dice con tenerezza e crudeltà. Con un contributo di Biagio Cepollaro.

QUI L’ARTICOLO ORIGINALE:

PENULTIMI – recensione di Jean-Charles Vegliante su Sitaudis.fr

PENULTIMI – recensione di Jean-Charles Vegliante su Sitaudis.fr

Les pénultièmes ne sont pas les derniers
(B. Cepollaro, Introduction)

Ce livre, alternant vers et prose, n’est cependant ni un prosimètre ni un recueil incluant quelques petits poèmes en prose. Plutôt une sorte de carnet de voyage – un voyage circulaire et répétitif, celui des “avant-derniers”, justement, lève-tôt, SDF, travailleurs divers, obligés de prendre les premiers métros à l’aube, lorsque tout juste « Paris s’éveille », que « Les banlieusards sont dans les gares / À la Villette on tranche le lard » etc. (J. Dutronc – A. Ségalen – J. Lanzmann). Un livre abondamment corrélé aussi de photos prises par l’auteur, au hasard de ses pérégrinations quotidiennes de turbo-prof d’italien en région (mais habitant Paris, près des « deux boulevards philosophiques : le Boulevard Voltaire et le Boulevard Diderot, comme pour fonder la nation », p. 72). Abonné donc à la ligne 6 du métro parisien, direction Gare Montparnasse et la suite. 

Parce que, tant qu’il y aura des pénultièmes, ça voudra dire qu’il y a encore un peu de marge pour l’humanité, que nous ne sommes pas encore arrivés à la fin du voyage, au bout de la nuit. 

(p. 94)  

J’ai sur ma table, en même temps que ce dernier livre de Francesco Forlani, la plaquette d’un autre exilé à Paris, Filippo Bruschi (Maniere, Massa, Transeuropa), le recueil d’une Brésilienne d’Italie, Vera Lúcia de Oliveira (Ero in un caldo paese, Rimini, Fara), le dernier livre de Paolo Febbraro (La danza della pioggia, Rome, elliot) et une micro-anthologie de L’infinito léopardien – poème dont c’est le bicentenaire – en plusieurs langues (Venise, Damocle), tous sortis en 2019[1]. Et ne puis m’empêcher de penser, avec une pointe d’envie, que l’Italie en crise a quand même la chance de voir publiés tous ces ouvrages, dont aucun n’espère devenir un best-seller, alors que nous ne parvenons pas à convaincre les grands éditeurs du prospère Hexagone à prendre le risque – minime – de lancer ici un illustre inconnu tel que Pascoli (1855-1912) ou de procurer une nouvelle édition (en vers) des Chants de Leopardi, ou encore de faire connaître ce chef-d’œuvre, dialogue poétique en forme de Mystère, qu’est la Représentation de la croix d’un autre quasi-inconnu en France, Giovanni Raboni. Il est vrai que d’excellents sites suppléent à leur manière cette pusillanimité criante. Fermez la parenthèse.  

Les Penultimi / Pénultièmes, donc, s’ils utilisent çà et là le langage mixte-transnational où excelle le poète saltimbanque Forlani, remarquablement illustré dans son précédent Parigi, senza passare dal via (Laterza 2013)[2], pointent plus souvent sur une variété stylistique mêlant les mots des tribus (haute couturecouragetrafic ralentic’est l’heure c’est l’heure !…) aux allusions textuelles, comme à la fin du bref extrait prosaïque cité plus haut (ou encore, p. 65, les couleurs des voyelles), et bien sûr à la magie des simples noms : Montparnasse (et le Parnasse), Ville Lumière, Louise Michel, São Tomé, la station Verlaine, la Normandie… en langue originale dans le texte évidemment. Comme :

                    Là un sac en plastique à la dérive voletait
                    d’un trottoir à l’autre de l’avenue Daumesnil,
                    soulevé par le vent, en suspens dans la lumière
                    rose, on aurait dit une méduse, toute seule, parmi les gens égarés 

[mais l’italien “perduta gente” est là un syntagme dantesque – Enfer iii – et relève du pluristylisme évoqué plus haut] (p. 80).     

Remarque, en passant : point de vélos, nul bicycle (chers aux antépénultièmes peut-être) dans ce chant qui se refuse à être des “derniers”, ou des Letzten de rilkienne mémoire, voire comme aurait dit Derrida des « survivants » que nous sommes peut-être déjà ici et maintenant. Le regard est concentré, attentif à ce qui fait plus sérieusement – et durablement – la condition des « vrais gens » dont le je poétique ne se distingue jamais. Sans « distinction », il applique une pietas discrète, pudique, participante aux mots, aux « gestes » et « sourires » de ses semblables (p. 11), et c’est cette attention même qui le rend de bout en bout présent, encore qu’il n’apparaisse, sous sa forme grammaticale, que plus loin et toujours avec parcimonie. Les gestes eux aussi, parfois, « paraissent autres », dans un impersonnel absolu qui va mêler textes (a rose is still a rose), anonymat d’un quelconque on « pénultième », tu projeté ailleurs où n’est « personne d’autre que lui », sauf la nature indifférente et je quand même : « excepté moi qui lui passe à côté » (p. 24). On pourrait appeler cela mélange des genres, ou encore dissimulation d’un lyrisme bien présent, sous une narration objective qui donne son unité à l’ouvrage[3]. Ou enfin alogique trouée, déraisonnable beauté jusqu’à cet haïku de la couverture de survie (en or pur), voyage dans une bien plus longue histoire, jusqu’aux victimes anonymes du drame de Pompéi – la région d’origine de Francesco Forlani – par exemple :

                    Alors, tandis que je descends les escaliers
                    dans la lumière jaunâtre des néons
                    je me demande à quel moment il est arrivé
                    que le volcan laisse les corps calcinés
                    ensevelissant toute grâce sous la cendre

                                                                   (p. 46)  

On l’aura compris, les cordes dont joue l’écrivain sont multiples et parfois discordantes, sinon variées, en tout cas pluristylistiques au sein d’un ensemble cohérent et suivi pourvu que le lecteur en accepte le jeu, au fond dialogique et empreint de douceur. Comme l’est, pour finir, le feuillet manuscrit donné à voir p. 107, dont on comprend en chaussant ses lunettes qu’il correspond au premier texte (numéroté 5, p. 11, en incipit) ; alors que le texte n° 1, que l’on a lu p. 91, clôturait primitivement l’ouvrage, ainsi qu’une rapide enquête parmi les archives numériques de cette aventure (sous forme de pdf) peut le confirmer aux plus curieux des lecteurs. Quoi qu’il en soit, une élégante façon de replier la fin sur son début, pour ne pas finir peut-être, en une vaste figure d’épanadiplose dont bien d’autres écrivains ont joué (T. S. Eliot : « La fin, c’est l’endroit dont nous partons »), et qui pourrait être une forme de consolation, si l’on veut bien faire l’effort de lecture :

                      Et ainsi, en approchant l’oreille de ces choses abandonnées
                      on peut presque entendre leurs voix et la mer.

                                                                              (p. 104).

–––––––––––––––––––––––

[1] Dans la suite d’autres publications translinguistiques (voir  https://www.recoursaupoeme.fr/avec-une-autre-poesie-italienne-trois-poetes-italophones/ ) .  

[2] Voir par exemple :  http://circe.univ-paris3.fr/Intro_Rencontre_CIRCE_Paris2016.pdf .   

[3] Je reprends ici les notes de mon intervention à la Librairie italienne de Paris Tour de Babel, le 30 janvier 2020, en compagnie de Christian Abel, Fortunato Tramuta, Andrea Inglese et l’auteur (accompagné de deux musiciens).    

QUI L’ARTICOLO ORIGINALE:

https://www.sitaudis.fr/Parutions/penultimi-penultiemes-de-francesco-forlani-1580545073.php

PENULTIMI – recensione di Martino Ciano su Gli amanti dei libri

PENULTIMI – recensione di Martino Ciano su Gli amanti dei libri

Come un viaggio che ricorda Canto alla durata di Peter Handke, così Francesco Forlani ci porta tra i penultimi, ossia, coloro che ancora conservano qualcosa del nostro vecchio Occidente.

Le sue parole vanno al di là della tradizione, della nostalgia; non c’è aria di polemica nei suoi versi, ma riecheggia la domanda delle domande: qual è il senso di ogni cosa? Ma come sappiamo la risposta da dare sarebbe tanto ovvia quanto impossibile.

Non è un caso che questi versi siano stati composti in Francia, nella patria di Camus, di Sartre, di Céline, che per primi hanno dato vita alla critica della modernità che non è solo dissenso o negazione ma, soprattutto, riflessione e interpretazione del capitalismo, della scienza, del progresso.

Pertanto, i penultimi di Forlani non sono altro che uomini e donne che lavorano per sopravvivere, che vivono per rincorrere qualcosa, che non si interrogano perché forse già hanno la risposta, che si inseguono a vicenda lungo le strade del mondo perché così fan tutti, eppure, davanti a un momento di silenzio, di noia, di smarrimento, di discernimento, loro si riappropriano di una coscienza antica e si affidano a quella poetica della resistenza che smuove l’anima.

Forlani è testimone di queste masse che invadono ogni mattina il metrò, le strade, i negozi, e avverte lo smarrimento di ogni individuo, la voglia di non farsi risucchiare, la necessità di esserci. Anche lui fa parte di questa folla, dei penultimi che ancora non vogliono abbandonare la lotta, ed è proprio per questo motivo che il verso diventa più di un rigo d’inchiostro, ma qualcosa che va inciso perché deve durare, altrimenti non sarebbe testimonianza.

L’autore parte da ciò che è negativo, brutto e sgraziato. Non si può fare altro. Eppure, il gioco dell’arte sta proprio in questo, rendere fruibile e positivo tutto ciò che andrebbe disintegrato, proprio perché ciò che resta possa essere da monito per il futuro; affinché nulla sia più la penultima scelta prima del giudizio finale.

QUI L’ARTICOLO ORIGINALE:

https://www.gliamantideilibri.it/penultimi-francesco-forlani/

FRANCESCO FORLANI su Libération (articolo di Claire Devarrieux)

FRANCESCO FORLANI su Libération (articolo di Claire Devarrieux)

FRANCESCO FORLANI, UN POÈTE EN CLASSE TOUS RISQUES

Le «communiste dandy» dévoile son quotidien de prof d’italien dans des collèges d’Eure-et-Loir

Francesco Forlani à Rome, le 11 mars 2012.
Francesco Forlani à Rome, le 11 mars 2012. Photo Marcello Mencarini. Leemage  

Francesco Forlani est un poète italien qui vit en France. Il a fondé une somptueuse revue internationale, SUD, et participe à l’Atelier du roman. Il écrit dans les deux langues. Il est aussi traducteur. Il est vraiment ce qu’on appelle, d’un terme un peu dévalué tant il a été utilisé, un passeur. Entre un passeur, ou un éclaireur, et un pédagogue, il n’y a pas trop de différence, parfois. Par-delà la forêt met en scène Forlani dans le rôle de professeur d’italien qui est le sien depuis trois ans. Le récit, composé de 24 chapitres comme autant de nouvelles, parcourt le petit monde scolaire, de la cour à la classe en passant par la salle des profs, avec un amour du langage qui est poétique, bien sûr, mais, profondément, qui est une forme d’altruisme, d’amour de son prochain. Sans excès, sans démagogie. On ne va pas se plaindre, on va plutôt plaisanter, et jouer le plus sérieusement du monde, pour mieux se faire comprendre.

Après avoir enseigné la philosophie en terminale au lycée français de Turin, Forlani découvre les collèges. «Mon appareillage théorique et didactique avait subi la même révolution qu’un char d’assaut russe transformé en foodtruck après la chute du Mur», écrit-il, sans être pour autant en train de dévaluer la tâche qui se présente. Il s’agit d’un poste réparti sur deux établissements d’Eure-et-Loir, à Dreux et à Anet. Comme il lui manque le permis de conduire qui lui permettrait d’utiliser la voiture qu’il n’a pas, rejoindre les deux endroits où il a été nommé est compliqué. Des collègues secourables – bêtise et inélégance n’ont pas droit de cité dans cette histoire, pas plus que la fatigue ou le découragement – un usage efficace de l’autostop également, pallient l’absence de transports en commun.

Photocopieuse.L’auteur habitant à Paris, les journées de cours commencent avec le premier métro. Les travailleurs de l’aube comme lui, et les exclus qui restent à quai, peuple de la nuit, sont évoqués dans Penultimiles Pénultièmes, un recueil bilingue (1) publié en 2019. «Sur le chemin de la maison j’ai croisé deux pénultièmes. Il y en avait une qui dormait dans la soute, tandis que l’autre scrutait la mer d’asphalte comme un naufragé fouille l’étendue d’eau du regard dans l’attente d’éventuels secours.» Dans Par-delà la forêt, pas le temps de rêver, il faut ruser avec le début et la fin de la sonnerie, parier que la photocopieuse va marcher si on s’en sert au dernier moment. Et, plutôt que s’attarder à contempler ses contemporains, il convient d’abord de maîtriser sa classe, cette forêt de jeunes adolescents.

Forlani a recours à un interlocuteur qu’il tutoie : «Tu sais que je ne te juge pas, et pourtant je sais que tu me juges. Beaucoup de choses ont changé depuis le temps où j’avais ton âge.» Naguère, l’élève craignait de se faire mal voir. Aujourd’hui c’est le contraire. «Car chacun de nous sait très bien que si l’un de vous l’a catalogué comme antipathique, il est fort probable que l’année à venir ne sera pas une promenade de santé, et cela, indépendamment de la matière enseignée.» Autre terrain miné : les parents. «Du jour au lendemain, les parents d’élèves se sont transformés en ennemis du corps enseignant.» Un chapitre attristé est consacré à la tendance à «l’inquisition».

Acronymes irrésistibles. Par-delà la forêt, qui tient son titre des trois mille hectares de bois qui séparent les deux collèges, est sous-titré «Mon éducation nationale». Il peut arriver à Francesco Forlani de philosopher à partir des arbres, mais il ne généralise jamais. A Dreux, il enseigne dans un REP + (Réseau d’éducation prioritaire, les acronymes sont irrésistibles pour le poète), et à Anet dans un collège normal, où les élèves sont majoritairement blancs. Sans se faire d’illusion sur sa mission, il préfère, c’est évident, la mixité du premier.

Un atelier pâte à pizza, un marathon de lecture du Petit Prince dans toutes les langues enseignées dans l’établissement, l’étude comparée de «ta gueule» et «vaffanculo» en passant par «mal di gola», mal à la gorge, qui permet à chacun d’envoyer son voisin se faire foutre en se touchant simplement le cou ou en toussant : le professeur d’italien est apprécié. Il a obtenu de l’inspection le droit de faire cours en chapeau. Il porte un costume clair et une cravate rouge. Il a 50 ans quand le plus vieux des enseignants en a 30. Il se présente volontiers comme un «communiste dandy». Dans la «police familiale» que représente la vie scolaire, il est «l’oncle fantasque venu d’un pays exotique», explique le collègue d’histoire.

QUI L’ARTICOLO ORIGINALE:

https://next.liberation.fr/livres/2020/06/19/un-poete-en-classe-tous-risques_1791800

PENULTIMI – recensione di Maria Anna Patti su Repubblica

PENULTIMI – recensione di Maria Anna Patti su Repubblica

Le poesie di Francesco Forlani, per Miraggi edizioni, parlano di un universo di abitanti silenziosi, tra strade deserte e lo sferragliare dei tram

La strada non è per persone sole, il cammino è sempre e comunque di tutti”.

Penultimi di Francesco Forlani, pubblicato da Miraggi in edizione bilingue, francese e italiano, è lo sguardo attento di un universo sommerso, abitante silenzioso e senza diritti.

“Basta davvero poca cosa, ma preziosa, al penultimo
Per sentirsi seppur minima parte, un pezzo di questo mondo
Così i tre boccioli di rosa, sulla piattaforma, in pieno inverno”.

Il verso è una brezza leggera, ritmata, incessante. Fa intravedere analogie per poi tornare al quotidiano scandito dallo sferragliare dei tram, da “ascensori non verticali ma obliqui”, da strade deserte. Le forme degli oggetti assumono contorni vaghi nel tentativo di esplorare il disagio sociale. Le panchine offrono riparo sostituendo gesti amorevoli che non arriveranno.

Francesco Forlani passa dalla poesia alla prosa mantenendo rigore narrativo. Non deraglia cercando l’aneddoto. La sua scrittura è affollata da volti e voci che dispendono i loro respiri in una nenia dolorosa. Figure che “a schiena dritta” provano a correre continuando ad immaginare un futuro. Esistenze rappresentate da coperte invecchiate, da sacchetti di plastica semi vuoti. Conoscono “la poetica della distanza”, ne sperimentano l’aspra dissonanza che arriva da case illuminate dove la luna ha lo sguardo benevolo.

Le immagini, in bianco e nero, si aprono lasciando spazio ad altre storie immaginate. I tratti decisi mostrano la notte dell’umanità, quella notte che non conoscerà l’alba se non sentiremo “rinascere dentro un soffio di vita nova, il gorgoglìo, la misura della forza”. Ritrovare le parole per urlare insieme: “vita, ehi vita mia, grazie”.

“Fino a quando ci saranno i penultimi questo vorrà dire che c’è ancora margine per l’umanità, che non siamo giunti alla fine del viaggio”.

QUI L’ARTICOLO ORIGINALE:

https://www.repubblica.it/robinson/2020/05/15/news/la_scelta_di_casalettori_penultimi-256647645/?fbclid=IwAR0K3HyHDwJ1shR4ruVydEBhTMJ02-BC5aCXo2h0Ep3bFOm02K2gfDO34yg

PENULTIMI – segnalazione di Giorgio Mecca sul Corriere di Torino

PENULTIMI – segnalazione di Giorgio Mecca sul Corriere di Torino

L’ode ai penultimi di Nesxt

La rassegna ai Docks introduce la poesia nella Settimana dell’arte in programma letture e performance, musica elettronica e proiezioni (29 ott. 2019)

«La poesia non solo non è morta, ma non fa morire. È una terapia d’urto». Francesco Forlani ha appena finito di scrivere la sua ultima raccolta di rime: «Penultimi» (Miraggi edizioni) e sarà uno degli ospiti d’onore della terza edizione di «Nexst», il festival di arte indipendente curato e organizzato da Olga Gambari e Annalisa Russo che da oggi fino a domenica invaderà la città con proiezioni, performance, esposizioni, video, musica elettronica. E poi tanti, tantissimi versi. Quest’anno infatti, la manifestazione avrà un focus dedicato alla poesia come pratica artistica contemporanea e laboratorio di ricerca. Ai Docks Dora di via Valorato 68, che in questi giorni si trasformeranno in una cittadella dell’arte con undici spazi aperti al pubblico, Forlani, che si definisce un artista «prepostumo», presenterà in anteprima il suo volume e la sua personale ode ai penultimi raccontando «l’ultimo avamposto della gentilezza umana: quella dei lavoratori che si ritrovano alle 5 di mattina dentro le carrozze della metro».

PENULTIMI. Le vite degli altri in un poetico blues – recensione di Giuseppe Marchetti su Gazzetta di Parma

PENULTIMI. Le vite degli altri in un poetico blues – recensione di Giuseppe Marchetti su Gazzetta di Parma

Biagio Cepollaro nella nota critica alla raccolta poetica di Francesco Forlani «Penultimi» edita da Miraggi, osserva che il mondo che emerge da queste pagine «non è più quello dell’alienazione operaia, ma quello dell’apartheid prodotta dalle nuove oligarchie finanziarie. La società tende a dividersi in caste non più in classi come nel Novecento. Le persone sempre in movimento pendolare restano immobili. L’Occidente sembra tutto retrodatato al vecchio regime, a prima della rivoluzione borghese. È un mondo neofeudale, appunto».

L’osservazione pertinentissima ci introduce alla lettura di questa poesia di efficacia illuminante e severa, tutta trattenuta sull’oggi, sui «penultimi» e il loro viaggio dentro una realtà che si manifesta nel grigiore delle somiglianze e nella rassegnata dimensione esistenziale di un giorno lunghissimo, quasi senz’alba e senza tramonto.

Forlani è uno scrittore che si getta anima e corpo sul paesaggio disadorno e infelice di quel presente che la poesia – ma anche il romanzo e le interpretazioni teatrali contemporanee – tende a considerare quale «preghiera dei penultimi, la trasparenza». Una trasparenza ossessiva a tratti, e a tratti invece dolce e magicamente corrosiva. Con le pagine dei suoi «Penultimi», Forlani traccia davvero l’arte di una sottile disperazione, cioè la sua condizione umana, il suo gesto, il suo guardarsi intorno, il suo procedere o sostare. Si ha l’impressione in certi momenti di scontrarsi con quella pungente situazione d’inciampo che il poeta narra così: «Non pensavo potessero le cose / essere penultime, possedere un tempo, / non la semplice durata proprio / l’estensione immisurabile di un corpo». Francesco Forlani scrive e insegna, c’è nella sua poesia questo doppio sentimento delle cose come lo ritrovi in certa poesia del Novecento, nella sua misura di «cosa», «persona», «voce» e luogo.

I temi, infatti, si rincorrono e descrivono «l’incessante ritmo delle correnti» che per tutto il secolo scorso hanno alimentato sia il gesto salvifico tentato dalla poesia, sia il suo abbandonarsi al fatalismo e alla crisi del mondo. «Penultimi» […] è poesia ora della natura, ora delle metafore più audaci, ora di una serena stagione che le immagini raccolte nel volume aiutano a concepire come quadri istantanei dei nostri desideri e delle solitudini che le condizionano.

Forlani, poeta traduttore, cabarettista, scrittore e «agitatore culturale» vive a Parigi e da Parigi, ancora centro di un mondo d’arte che non perde mai di attrazione e di fascino, manda il proprio messaggio in un intenso complesso poetico e narrativo che investe la memoria dell’oggi – con tenerezza e crudeltà – precisa Cepollaro, dove la sua tenerezza è intrisa di limpido lirismo e la sua crudeltà è in fondo una pietas, un amore si potrebbe dire, la vera onda della poesia che in lui si fonde dentro una umanità consapevole ed eticamente alta.

Ecco l’immagine perfetta, allora: «Ora colato dal marciapiede, / cascata di calore la coperta / in cerca di un corpo»; un corpo che custodisca in sé il calore e il sangue della parola che, da breve cronaca, diventa storia e destino di un’epoca, la nostra, così infelice e tuttavia così orgogliosa dei propri passi che in questa raccolta si esprimono letteralmente in doppia lingua, il francese di Christian Abel elegante e aderente al sentimento di Forlani, e il passo del nostro poeta cuore e mente di una metafora esaltante della vita che si offre quale esempio di una lunga e appassionata familiarità come nei versi indimenticabili della lirica 29: «Ed il voltarsi della faccia di mio padre / verso la mia, che da parte a parte scarta lo specchio / mi fa ricordare giovane lui e ora me più vecchio».

PENULTIMI – recensione di Alida Airaghi su SoloLibri.net

PENULTIMI – recensione di Alida Airaghi su SoloLibri.net

Un libro composito, questo Penultimi di Francesco Forlani, fatto di versi stampati in tondo e in corsivo, di prosa e interstizi meditativi, di haiku; intervallato da fotografie scattate con il cellulare dallo stesso autore, presumibilmente dalla metropolitana (interrata e sopraelevata) che è l’ambiente da cui, su cui e per cui il testo è stato pensato e scritto.
“Pensato” come omaggio ai Penultimi, suoi inconsapevoli e meritevoli protagonisti: un omaggio malinconico, grato e rimordente. “Scritto” in un italiano colto, ma nello stesso tempo popolare, striato di francese e di napoletano: le tre lingue e le tre anime dell’autore.

Francesco Forlani è infatti nato a Caserta, si è laureato in filosofia a Napoli, ha insegnato a Torino, è emigrato a Parigi dove tuttora risiede, professore in una scuola della banlieue. Poeta, narratore, saggista, consulente editoriale, traduttore, redattore di blog letterari, vulcanico performer e cabarettista, in questo volume si è ritagliato un suo spazio di riflessione, amara e insieme indignata, sulle vite degli altri, sulla sua che li osserva, sul mondo in cui è inserito pur con dignitosa estraneità.
Da due anni si imbarca ogni mattina alle 5,40 sulla linea 6 della metro parigina, «nella tratta che da Nation va a Montparnasse» per raggiungere l’istituto in cui insegna: con lui una massa indistinta di persone, presenze assenti e intercambiabili: i penultimi, appunto, non proprio gli ultimi nella scala sociale. Un lavoro ce l’hanno e lo raggiungono all’alba di ogni giorno feriale, rassegnati a una routine malpagata, ripetitiva, spersonalizzante:

Se ne stanno seduti i penultimi / alle cinque e mezza del mattino / tutti occupati i sedili sulla banchina / prima che il primo treno del giorno / salpi e porti per mari di moquettes / e vetri negli uffici le donne delle pulizie / o gli operai giù in fabbrica, i travet per piani / senza più nulla chiedere né altro domandare.

Il poeta li osserva, nei copricapi di lana degli uomini, nei foulard delle donne, negli occhi socchiusi per il sonno interrotto e nelle labbra che si muovono in cantilene o preghiere: appartengono a razze e religioni diverse, sono esseri umani come lui, compagni di ventura e sventura, ma forse non altrettanto capaci di introspezione e di valutazione sul destino che altri hanno confezionato per loro:

E ce ne stiamo attaccati studenti ed operai / come le lancette / di un orologio che segni / l’esatta metà del giorno / (e della notte) / c’est l’heure! c’est l’heure!

La Parigi della democrazia e dell’insurrezione ‒ Liberté, Égalité, Fraternité ‒, si offre nel suo squallore quotidiano al giudizio sconfortato e agro dell’intellettuale, che sa comunque più e meglio dei suoi compagni di viaggio cercare scampo nella bellezza residua della luna seminascosta tra le nubi, del cielo ancora grigio, di una ragazza-runner ansante sul marciapiede, o nel profumo di colonia che improvviso invade lo scompartimento, riaccendendo memorie familiari. 
In una posizione di privilegio, l’autore possiede gli strumenti culturali per interrogarsi su cosa sia diventato il vivere in comunità, oggi, nelle metropoli di tutto il mondo, pagando uno scampolo di welfare con la mancanza di rapporti umani e di felicità individuale. Lo fa in uno degli inserti in prosa del libro («Quando è cominciato tutto questo? Quando è iniziato l’assedio che ci stringe in una morsa che rende irrespirabile l’aria del tempo e che strozza l’anima… »), rispondendosi da solo:

Ed è strano e insieme meraviglioso che proprio in quell’attimo di scoramento senti rinascere dentro un soffio di vita nova, il gorgoglìo, la misura della tua forza, sapere che più inespugnabile è il diritto meno la forza potrà e che basta il pensiero di queste cose e quelle a far sollevare lo sguardo, a osservare meglio di fuori sporgerti per scoprire che quelli che sembravano i tratti ingrugnati del nemico sono solo il riflesso del tuo stesso volto nell’acquitrino di cinta e che un solo rimedio al fronte interno vale a quel punto, liberare il portale, calare il ponte, issarsi a riveder le stelle e respirare forte e dire vita, ehi vita mia, urlare, grazie.

Grazie alla vita comunque, grazie ai penultimi,

sti pauvres christi, de christiani, au senso largo / car il y a aussi el muslim, le buddist lo istemmatore, / toti sti pasi, bon, stano toti amuchiati, entassés, / addunuchiate dans la grande salle des pas perdus

che chiedono poche cose alle cose,

a volte solo un segno, un cenno, / da parte a parte della vita », quando bastano «i tre boccioli di rosa sulla piattaforma, in pieno inverno / di piena neve, sussurrano courage, la primavera avanza.

QUI L’ARTICOLO ORGINALE: https://www.sololibri.net/Penultimi-Forlani.html?fbclid=IwAR36ebQRVln8cEMn7zqNVhspOVKVv_3gmYtmu-9NS9YaNUYguMrDJjqQBzE

IMMEDIATAMENTE – recensione di Anna Cavestri su Letto, riletto, recensito!

IMMEDIATAMENTE – recensione di Anna Cavestri su Letto, riletto, recensito!

IMMEDIATAMENTE

A cura di Anna Cavestri
Con la traduzione di Francesco Forlani, Miraggi pubblica un cult di non facile recensione. Libro che è una raccolta di pensieri e riflessioni “sciolte ” come fosse  un taccuino di viaggi, frammenti appunto come dice al termine del libro, dopo la parola Fine.
Dietro il libro Immediatamente di Dominique de Roux ora in edizione italiana c’è un curiosa storia di censura politico-intellettuale-editoriale che vale la pena ricordare. Pubblicato in Francia nel 1972, era una sorta di carnet personale, annotazioni di letture, considerazioni, riflessioni, descrizioni, incontri di chi si era già imposto come un enfant prodige delle lettere francesi.
Era un romanziere, un reporter, un editore: un letterato estremamentecompetente, morto appena quarantaduenne, nel 1977. Aveva fondato, nemmeno trentenne, la rivista «Cahiers de l’Herne», giocata per monografie dedicate a figure laterali, maledette e rimosse della cultura europea: ciò avveniva per lo più per basse ragioni ideologiche e spesso per bieche rappresaglie politiche. Stando a quanto ci riferisce nel risvolto di copertina dell’edizione Miraggi, la pubblicazione di questo suo personalissimo diario frammentario, Immediatamente, irritò il mondo intellettuale ed editoriale francese, in primis Roland Barthes, “costringendo de Roux ad abbandonare la Francia per diventare corrispondente giornalistico e autore televisivo”.
Figlio nobile di una famiglia monarchica, errante tra Germania, Spagna e Inghilterra sul finire degli anni Cinquanta, polemico, traduttore, visionario,internazionalista gollista, vagabondo nei primi anni Settanta in Svizzera e Portogallo, si rifugia a Lisbona e si dedica al giornalismo, diventando corrispondente nelle colonie lusitane e intimo amico del discutibile Jonas Savimbi. Nell’aprile del 1974, al tempo della Rivoluzione dei Garofani, è l’unico giornalista francese presente a Lisbona.
A 25 anni, aveva scritto il suo primo romanzo, aveva consolidato una posizione di battitore libero in controtendenza rispetto al proprio tempo: il «nouveau roman» lo faceva “piangere di noia, il maggio francese gli era sembrato una mitomania collettiva, la sinistra intellettuale una tribù antropofaga che faceva carriera sul cadavere del marxismo.”
La prima provocazione ha a che fare con un giudizio su Georges Pompidou, scritto quando quest’ultimo non era ancora presidente della Repubblica: «Pompidou – questa bella Venere di Lapougue della politica francese – sa tutto. Sa come si incula una mosca, come il 15 agosto presentare i suoi ossequi alla Vergine Maria. Conosce pure l’Inferno e i francesi. Porta sulla Francia uno sguardo da veterinario poiché la Francia di Pompidou è una truffa politica». Prende di mira come accennato sopra,Roland Barthes, pontefice massimo dell’intellighentia parigina: «Un giorno, con Jean Genet, mi dice Lapassade, parlavamo di Roland Barthes; di come avesse separato la sua vita in due, il Barthes dei bordelli con ragazzi e quello talmudista dicevo: Barthes è un uomo da salotto, è un tavolo, una poltrona… No, ribatté Genet: Barthes è una pastorella».
L’Eliseo, così come l’Académie a difesa diGenevoix, fecero pressioni sull’editore di Presses de la Citè, Barthes minacciò di procedere per via giudiziaria contro le edizioni Bourgois. Risultato: la pagina relativa a quest’ultimo venne tagliata via dalle copie ancora in deposito e, su mandato imperativo dell’editore, i librai fecero lo stesso con le copie in loro possesso, de Roux venne licenziato in tronco da Presses de la Citè e si ritrovò messo praticamente alla porta da quella stessa casa editrice che aveva contribuito a fondare. Immediatamente, ha i pregi e i difetti dei libri fatti di frammenti. Nomi, luoghi e bersagli polemici che al momento sembravano importanti, si rivelano con il tempo di circostanza, e le stesse provocazioni che allora lo fecero mettere all’indice, oggi rischiano di apparire incomprensibili Vissuto in un Novecento in cui l’homo ideologicus teorizzato da Cochin per spiegare la Rivoluzione francese e il Terrore aveva ormai raggiunto la sua piena maturità, de Roux venne etichettato dai suoi nemici come «fascista», cosa che nel libro si legge con questa considerazione: «Mi viene voglia di presentarmi così: Io, Dominique de Roux, già impiccato a Norimberga». Quell’etichettatura faceva del resto parte di una singolare inversione del vocabolario: «Il mercenario diviene volontario, l’agente speciale un consigliere, il questurino un patriota, i corpi di spedizione l’aiuto al Paese fratello, l’aggressione deliberata, un’assistenza militare per abbattere la reazione. Il tutto con L’Internazionale in sottofondo».
C’è nel libro un lungo giudizio di Romain Gary a questo proposito, proprio perché Gary con l’homo ideologicus aveva poco o niente da spartire. Scrive bene de Roux, dice Gary, «un autentico scrittore», ma il suo piglio polemico rimanda non tanto a una «questione di fascismo di fondo», quanto a un «fondo fascista». Che però, ammonisce, non esiste: «Il fascismo è sempre stato un contenitore che soffre del vuoto interiore, del suo vuoto, ecco perché può trasformarsi facilmente in fosse comuni. I cadaveri fanno sempre molto contenuto». Ancora Gary : è tempo che De Roux affronti «non altri ma se stesso con ferocia, coraggio e senza pietà. Io è un contenuto che lo chiama, il grande appuntamento letterario è con lui».
Immediatamente è sotto questo aspetto la risposta che proprio Gary avrebbe voluto. Nelle parole di Forlani ( il traduttore): “De Roux non solo fa parte della tradizionedegli infrequentabili del Novecento, ma potremmo dire che sia stato il primo a intuire, di quelle nature scomode e insieme necessarie alla cultura occidentale (Céline, Artaud, Pound, Gombrowicz, Bernanos, tra gli altri), il ruolo di visionari, una grandezza da proteggere a tutti i costi […]. La vocazione di de Roux è in questa funzione vitale di conservazione, diffusione, traduzione e allo stesso tempo crescita parallela della parola che da materiale diventa quasi subito spirituale, corpo a corpo, senza risparmiarsi”.
La bellezza – e anche la forza – di Immediatamente è data dal senso di incompiutezza che pervade tutto il volume. Frammenti che devono essere interpretati, parole che richiamano a un’infinità di parole non scritte, attacchi al moralismo in cerca di una libertà nuova, profondamente soggettiva, che Dominique de Roux nei suoi libri e nei suoi articoli ha ricercato per tutta la vita.
Titolo: Immediatamente
Autore: Dominique De Roux
Edizioni: Miraggi
Pagg.: 256
Prezzo: € 18,00 (in e-book: € 9,99)
Voto: 8
QUI L’ARTICOLO ORIGINALE:
PENULTIMI di Francesco Forlani – recensione su Magazzino Jazz

PENULTIMI di Francesco Forlani – recensione su Magazzino Jazz

Francesco Forlani, Penultimi/Pénultièmes, Miraggi Edizioni  2019

Traduzione dall’italiano di Christian Abel, Nota critica di Biagio Cepollaro

Francesco Forlani è poeta, cabarettista, traduttore dal francese, conduttore radiofonico, scrittore-calciatore…fondatore di una rivista qua, redattore di un’altra là. Un esempio raro di agitatore culturale. Un performer vulcanico, un folletto che legge benissimo le sue opere (e di quanti autori si può dire davvero?), un fiume di idee costantemente in allerta alluvione. Non dovrei scrivere di questo libro perché non è il mio lavoro (ma qual è, poi?).

Scrivo già di musica, storia, romanzi gialli, tento spericolati approcci culturali tra mondi lontani, mescolo pastiche tuttologi. Scrivere di poesia così, d’emblée? Non dovrei, però sento di volerlo fare perché la vita di Forlani -transfuga in Francia per insegnare in una scuola di banlieue, un universo raggiungibile via metropolitana partendo dal centro della più bella città del mondo- è di per sé una metafora della vita di molti, ovunque. Siamo tanti a essere penultimi. Allora visto che questo libricino, una volta richiuso, mi ha imposto di reagire, salvo la mia bronzea faccia di mestatore culturale affermando con certezza che qui tutte le frasi e i componimenti di Forlani possiedono una propria musica interna. Un lungo blues che attraversa le pagine, che segue le fotografie a corredo del testo, che parla di partenze all’alba e di sfatti rientri serali.

Sono davvero poche le cose che il penultimo

chiede alle cose, a volte solo un segno, un cenno,

da parte a parte della vita, ma inequivocabile

preciso che non solo ti indica il cammino e la distanza

ma sembra quasi che ti tenga la porta al vivere.

Un inizio sommesso che in qualche modo prende di petto l’argomento e invece lo sfiora soltanto, con delicatezza. Un blues dei migliori.

La stanchezza del ménage nella vita globalizzata, nella quale gli essere umani sono sbatacchiati ovunque a faticare in maniera indicibile per guadagnarsi la sopravvivenza. La sera tutta la stanchezza di questo tipo di vita ci piomba addosso e ci impone un esame. Quanto abbiamo combattuto? Quanto ci siamo arresi all’ordine costituito delle cose?

Dovremmo forse smettere di pensare alla vita in modo militare, accet­tare la resa alle cose nell’ordine   naturale in cui ci parlano, generalmente alla fine del giorno.

La vita dei pendolari assume a volte nella descrizione di Forlani una densità dantesca, mentre le persone scendono silenziose nella metro e affrontano il viaggio-purgatorio verso gli inferi lavorativi.

Se ne stanno seduti i penultimi

alle cinque e mezza del mattino

tutti occupati i sedili sulla banchina

prima che il primo treno del giorno

salpi e porti per mari di moquettes

e vetri negli uffici le donne delle pulizie

o gli operai giù in fabbrica, i travet per piani

senza più nulla chiedere né altro domandare

Lavoro, routine quotidiana, ma anche amore. L’amore assume i toni di una ballata lentissima, dall’incedere quasi sfinito nel tentare delle riflessioni di autobiografia metafisica.

Nelle storie d’amore ho a volte come l’impressione che tutta la propria storia, le proprie storie d’amore, non siano altro che il tentativo di forgiare le armi che in quella prima grande storia avrebbero potuto salvarci dalla disfatta.

La ballata sfuma e torna il blues, prepotente:

perché nero è il colore della pelle

e perché fuori l’alba è ancora senza luce

Potrebbero tranquillamente essere le parole cantate da un uomo di colore con la sua chitarra in spalla, all’angolo di una dura strada degli Stati Uniti del Sud. O degli stati di tutto il mondo e di ogni tempo.

QUI L’ARTICOLO ORIGINALE:

il blues dei penultimi