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PENULTIMI – recensione di Giuseppe Iannozzi

PENULTIMI – recensione di Giuseppe Iannozzi

I penultimi non sono gli ultimi. I penultimi possono ancora trovare ciò che resta della civiltà occidentale, delle sue idealità: la comunanza, la commozione, la morbidezza di ciò che è sensuale, corporeo, vitale. Possono ancora concepire la speranza del cambiamento. Il mondo che emerge non è più quello dell’alienazione operaia ma quello dell’apartheid prodotta dalle nuove oligarchie finanziarie. La società tende a dividersi in caste non più in classi come nel ‘900, le persone, sempre in movimento pendolare, restano immobili, l’Occidente sembra tutto retrodato a vecchio regime, a prima della rivoluzione borghese, è un mondo neofeudale, appunto. Di questo mondo Forlani dice con tenerezza e crudeltà. Con un contributo di Biagio Cepollaro.

QUI L’ARTICOLO ORIGINALE:

PENULTIMI – recensione di Jean-Charles Vegliante su Sitaudis.fr

PENULTIMI – recensione di Jean-Charles Vegliante su Sitaudis.fr

Les pénultièmes ne sont pas les derniers
(B. Cepollaro, Introduction)

Ce livre, alternant vers et prose, n’est cependant ni un prosimètre ni un recueil incluant quelques petits poèmes en prose. Plutôt une sorte de carnet de voyage – un voyage circulaire et répétitif, celui des “avant-derniers”, justement, lève-tôt, SDF, travailleurs divers, obligés de prendre les premiers métros à l’aube, lorsque tout juste « Paris s’éveille », que « Les banlieusards sont dans les gares / À la Villette on tranche le lard » etc. (J. Dutronc – A. Ségalen – J. Lanzmann). Un livre abondamment corrélé aussi de photos prises par l’auteur, au hasard de ses pérégrinations quotidiennes de turbo-prof d’italien en région (mais habitant Paris, près des « deux boulevards philosophiques : le Boulevard Voltaire et le Boulevard Diderot, comme pour fonder la nation », p. 72). Abonné donc à la ligne 6 du métro parisien, direction Gare Montparnasse et la suite. 

Parce que, tant qu’il y aura des pénultièmes, ça voudra dire qu’il y a encore un peu de marge pour l’humanité, que nous ne sommes pas encore arrivés à la fin du voyage, au bout de la nuit. 

(p. 94)  

J’ai sur ma table, en même temps que ce dernier livre de Francesco Forlani, la plaquette d’un autre exilé à Paris, Filippo Bruschi (Maniere, Massa, Transeuropa), le recueil d’une Brésilienne d’Italie, Vera Lúcia de Oliveira (Ero in un caldo paese, Rimini, Fara), le dernier livre de Paolo Febbraro (La danza della pioggia, Rome, elliot) et une micro-anthologie de L’infinito léopardien – poème dont c’est le bicentenaire – en plusieurs langues (Venise, Damocle), tous sortis en 2019[1]. Et ne puis m’empêcher de penser, avec une pointe d’envie, que l’Italie en crise a quand même la chance de voir publiés tous ces ouvrages, dont aucun n’espère devenir un best-seller, alors que nous ne parvenons pas à convaincre les grands éditeurs du prospère Hexagone à prendre le risque – minime – de lancer ici un illustre inconnu tel que Pascoli (1855-1912) ou de procurer une nouvelle édition (en vers) des Chants de Leopardi, ou encore de faire connaître ce chef-d’œuvre, dialogue poétique en forme de Mystère, qu’est la Représentation de la croix d’un autre quasi-inconnu en France, Giovanni Raboni. Il est vrai que d’excellents sites suppléent à leur manière cette pusillanimité criante. Fermez la parenthèse.  

Les Penultimi / Pénultièmes, donc, s’ils utilisent çà et là le langage mixte-transnational où excelle le poète saltimbanque Forlani, remarquablement illustré dans son précédent Parigi, senza passare dal via (Laterza 2013)[2], pointent plus souvent sur une variété stylistique mêlant les mots des tribus (haute couturecouragetrafic ralentic’est l’heure c’est l’heure !…) aux allusions textuelles, comme à la fin du bref extrait prosaïque cité plus haut (ou encore, p. 65, les couleurs des voyelles), et bien sûr à la magie des simples noms : Montparnasse (et le Parnasse), Ville Lumière, Louise Michel, São Tomé, la station Verlaine, la Normandie… en langue originale dans le texte évidemment. Comme :

                    Là un sac en plastique à la dérive voletait
                    d’un trottoir à l’autre de l’avenue Daumesnil,
                    soulevé par le vent, en suspens dans la lumière
                    rose, on aurait dit une méduse, toute seule, parmi les gens égarés 

[mais l’italien “perduta gente” est là un syntagme dantesque – Enfer iii – et relève du pluristylisme évoqué plus haut] (p. 80).     

Remarque, en passant : point de vélos, nul bicycle (chers aux antépénultièmes peut-être) dans ce chant qui se refuse à être des “derniers”, ou des Letzten de rilkienne mémoire, voire comme aurait dit Derrida des « survivants » que nous sommes peut-être déjà ici et maintenant. Le regard est concentré, attentif à ce qui fait plus sérieusement – et durablement – la condition des « vrais gens » dont le je poétique ne se distingue jamais. Sans « distinction », il applique une pietas discrète, pudique, participante aux mots, aux « gestes » et « sourires » de ses semblables (p. 11), et c’est cette attention même qui le rend de bout en bout présent, encore qu’il n’apparaisse, sous sa forme grammaticale, que plus loin et toujours avec parcimonie. Les gestes eux aussi, parfois, « paraissent autres », dans un impersonnel absolu qui va mêler textes (a rose is still a rose), anonymat d’un quelconque on « pénultième », tu projeté ailleurs où n’est « personne d’autre que lui », sauf la nature indifférente et je quand même : « excepté moi qui lui passe à côté » (p. 24). On pourrait appeler cela mélange des genres, ou encore dissimulation d’un lyrisme bien présent, sous une narration objective qui donne son unité à l’ouvrage[3]. Ou enfin alogique trouée, déraisonnable beauté jusqu’à cet haïku de la couverture de survie (en or pur), voyage dans une bien plus longue histoire, jusqu’aux victimes anonymes du drame de Pompéi – la région d’origine de Francesco Forlani – par exemple :

                    Alors, tandis que je descends les escaliers
                    dans la lumière jaunâtre des néons
                    je me demande à quel moment il est arrivé
                    que le volcan laisse les corps calcinés
                    ensevelissant toute grâce sous la cendre

                                                                   (p. 46)  

On l’aura compris, les cordes dont joue l’écrivain sont multiples et parfois discordantes, sinon variées, en tout cas pluristylistiques au sein d’un ensemble cohérent et suivi pourvu que le lecteur en accepte le jeu, au fond dialogique et empreint de douceur. Comme l’est, pour finir, le feuillet manuscrit donné à voir p. 107, dont on comprend en chaussant ses lunettes qu’il correspond au premier texte (numéroté 5, p. 11, en incipit) ; alors que le texte n° 1, que l’on a lu p. 91, clôturait primitivement l’ouvrage, ainsi qu’une rapide enquête parmi les archives numériques de cette aventure (sous forme de pdf) peut le confirmer aux plus curieux des lecteurs. Quoi qu’il en soit, une élégante façon de replier la fin sur son début, pour ne pas finir peut-être, en une vaste figure d’épanadiplose dont bien d’autres écrivains ont joué (T. S. Eliot : « La fin, c’est l’endroit dont nous partons »), et qui pourrait être une forme de consolation, si l’on veut bien faire l’effort de lecture :

                      Et ainsi, en approchant l’oreille de ces choses abandonnées
                      on peut presque entendre leurs voix et la mer.

                                                                              (p. 104).

–––––––––––––––––––––––

[1] Dans la suite d’autres publications translinguistiques (voir  https://www.recoursaupoeme.fr/avec-une-autre-poesie-italienne-trois-poetes-italophones/ ) .  

[2] Voir par exemple :  http://circe.univ-paris3.fr/Intro_Rencontre_CIRCE_Paris2016.pdf .   

[3] Je reprends ici les notes de mon intervention à la Librairie italienne de Paris Tour de Babel, le 30 janvier 2020, en compagnie de Christian Abel, Fortunato Tramuta, Andrea Inglese et l’auteur (accompagné de deux musiciens).    

QUI L’ARTICOLO ORIGINALE:

https://www.sitaudis.fr/Parutions/penultimi-penultiemes-de-francesco-forlani-1580545073.php

PENULTIMI – recensione di Martino Ciano su Gli amanti dei libri

PENULTIMI – recensione di Martino Ciano su Gli amanti dei libri

Come un viaggio che ricorda Canto alla durata di Peter Handke, così Francesco Forlani ci porta tra i penultimi, ossia, coloro che ancora conservano qualcosa del nostro vecchio Occidente.

Le sue parole vanno al di là della tradizione, della nostalgia; non c’è aria di polemica nei suoi versi, ma riecheggia la domanda delle domande: qual è il senso di ogni cosa? Ma come sappiamo la risposta da dare sarebbe tanto ovvia quanto impossibile.

Non è un caso che questi versi siano stati composti in Francia, nella patria di Camus, di Sartre, di Céline, che per primi hanno dato vita alla critica della modernità che non è solo dissenso o negazione ma, soprattutto, riflessione e interpretazione del capitalismo, della scienza, del progresso.

Pertanto, i penultimi di Forlani non sono altro che uomini e donne che lavorano per sopravvivere, che vivono per rincorrere qualcosa, che non si interrogano perché forse già hanno la risposta, che si inseguono a vicenda lungo le strade del mondo perché così fan tutti, eppure, davanti a un momento di silenzio, di noia, di smarrimento, di discernimento, loro si riappropriano di una coscienza antica e si affidano a quella poetica della resistenza che smuove l’anima.

Forlani è testimone di queste masse che invadono ogni mattina il metrò, le strade, i negozi, e avverte lo smarrimento di ogni individuo, la voglia di non farsi risucchiare, la necessità di esserci. Anche lui fa parte di questa folla, dei penultimi che ancora non vogliono abbandonare la lotta, ed è proprio per questo motivo che il verso diventa più di un rigo d’inchiostro, ma qualcosa che va inciso perché deve durare, altrimenti non sarebbe testimonianza.

L’autore parte da ciò che è negativo, brutto e sgraziato. Non si può fare altro. Eppure, il gioco dell’arte sta proprio in questo, rendere fruibile e positivo tutto ciò che andrebbe disintegrato, proprio perché ciò che resta possa essere da monito per il futuro; affinché nulla sia più la penultima scelta prima del giudizio finale.

QUI L’ARTICOLO ORIGINALE:

https://www.gliamantideilibri.it/penultimi-francesco-forlani/

FRANCESCO FORLANI su Libération (articolo di Claire Devarrieux)

FRANCESCO FORLANI su Libération (articolo di Claire Devarrieux)

FRANCESCO FORLANI, UN POÈTE EN CLASSE TOUS RISQUES

Le «communiste dandy» dévoile son quotidien de prof d’italien dans des collèges d’Eure-et-Loir

Francesco Forlani à Rome, le 11 mars 2012.
Francesco Forlani à Rome, le 11 mars 2012. Photo Marcello Mencarini. Leemage  

Francesco Forlani est un poète italien qui vit en France. Il a fondé une somptueuse revue internationale, SUD, et participe à l’Atelier du roman. Il écrit dans les deux langues. Il est aussi traducteur. Il est vraiment ce qu’on appelle, d’un terme un peu dévalué tant il a été utilisé, un passeur. Entre un passeur, ou un éclaireur, et un pédagogue, il n’y a pas trop de différence, parfois. Par-delà la forêt met en scène Forlani dans le rôle de professeur d’italien qui est le sien depuis trois ans. Le récit, composé de 24 chapitres comme autant de nouvelles, parcourt le petit monde scolaire, de la cour à la classe en passant par la salle des profs, avec un amour du langage qui est poétique, bien sûr, mais, profondément, qui est une forme d’altruisme, d’amour de son prochain. Sans excès, sans démagogie. On ne va pas se plaindre, on va plutôt plaisanter, et jouer le plus sérieusement du monde, pour mieux se faire comprendre.

Après avoir enseigné la philosophie en terminale au lycée français de Turin, Forlani découvre les collèges. «Mon appareillage théorique et didactique avait subi la même révolution qu’un char d’assaut russe transformé en foodtruck après la chute du Mur», écrit-il, sans être pour autant en train de dévaluer la tâche qui se présente. Il s’agit d’un poste réparti sur deux établissements d’Eure-et-Loir, à Dreux et à Anet. Comme il lui manque le permis de conduire qui lui permettrait d’utiliser la voiture qu’il n’a pas, rejoindre les deux endroits où il a été nommé est compliqué. Des collègues secourables – bêtise et inélégance n’ont pas droit de cité dans cette histoire, pas plus que la fatigue ou le découragement – un usage efficace de l’autostop également, pallient l’absence de transports en commun.

Photocopieuse.L’auteur habitant à Paris, les journées de cours commencent avec le premier métro. Les travailleurs de l’aube comme lui, et les exclus qui restent à quai, peuple de la nuit, sont évoqués dans Penultimiles Pénultièmes, un recueil bilingue (1) publié en 2019. «Sur le chemin de la maison j’ai croisé deux pénultièmes. Il y en avait une qui dormait dans la soute, tandis que l’autre scrutait la mer d’asphalte comme un naufragé fouille l’étendue d’eau du regard dans l’attente d’éventuels secours.» Dans Par-delà la forêt, pas le temps de rêver, il faut ruser avec le début et la fin de la sonnerie, parier que la photocopieuse va marcher si on s’en sert au dernier moment. Et, plutôt que s’attarder à contempler ses contemporains, il convient d’abord de maîtriser sa classe, cette forêt de jeunes adolescents.

Forlani a recours à un interlocuteur qu’il tutoie : «Tu sais que je ne te juge pas, et pourtant je sais que tu me juges. Beaucoup de choses ont changé depuis le temps où j’avais ton âge.» Naguère, l’élève craignait de se faire mal voir. Aujourd’hui c’est le contraire. «Car chacun de nous sait très bien que si l’un de vous l’a catalogué comme antipathique, il est fort probable que l’année à venir ne sera pas une promenade de santé, et cela, indépendamment de la matière enseignée.» Autre terrain miné : les parents. «Du jour au lendemain, les parents d’élèves se sont transformés en ennemis du corps enseignant.» Un chapitre attristé est consacré à la tendance à «l’inquisition».

Acronymes irrésistibles. Par-delà la forêt, qui tient son titre des trois mille hectares de bois qui séparent les deux collèges, est sous-titré «Mon éducation nationale». Il peut arriver à Francesco Forlani de philosopher à partir des arbres, mais il ne généralise jamais. A Dreux, il enseigne dans un REP + (Réseau d’éducation prioritaire, les acronymes sont irrésistibles pour le poète), et à Anet dans un collège normal, où les élèves sont majoritairement blancs. Sans se faire d’illusion sur sa mission, il préfère, c’est évident, la mixité du premier.

Un atelier pâte à pizza, un marathon de lecture du Petit Prince dans toutes les langues enseignées dans l’établissement, l’étude comparée de «ta gueule» et «vaffanculo» en passant par «mal di gola», mal à la gorge, qui permet à chacun d’envoyer son voisin se faire foutre en se touchant simplement le cou ou en toussant : le professeur d’italien est apprécié. Il a obtenu de l’inspection le droit de faire cours en chapeau. Il porte un costume clair et une cravate rouge. Il a 50 ans quand le plus vieux des enseignants en a 30. Il se présente volontiers comme un «communiste dandy». Dans la «police familiale» que représente la vie scolaire, il est «l’oncle fantasque venu d’un pays exotique», explique le collègue d’histoire.

QUI L’ARTICOLO ORIGINALE:

https://next.liberation.fr/livres/2020/06/19/un-poete-en-classe-tous-risques_1791800

PENULTIMI – recensione di Maria Anna Patti su Repubblica

PENULTIMI – recensione di Maria Anna Patti su Repubblica

Le poesie di Francesco Forlani, per Miraggi edizioni, parlano di un universo di abitanti silenziosi, tra strade deserte e lo sferragliare dei tram

La strada non è per persone sole, il cammino è sempre e comunque di tutti”.

Penultimi di Francesco Forlani, pubblicato da Miraggi in edizione bilingue, francese e italiano, è lo sguardo attento di un universo sommerso, abitante silenzioso e senza diritti.

“Basta davvero poca cosa, ma preziosa, al penultimo
Per sentirsi seppur minima parte, un pezzo di questo mondo
Così i tre boccioli di rosa, sulla piattaforma, in pieno inverno”.

Il verso è una brezza leggera, ritmata, incessante. Fa intravedere analogie per poi tornare al quotidiano scandito dallo sferragliare dei tram, da “ascensori non verticali ma obliqui”, da strade deserte. Le forme degli oggetti assumono contorni vaghi nel tentativo di esplorare il disagio sociale. Le panchine offrono riparo sostituendo gesti amorevoli che non arriveranno.

Francesco Forlani passa dalla poesia alla prosa mantenendo rigore narrativo. Non deraglia cercando l’aneddoto. La sua scrittura è affollata da volti e voci che dispendono i loro respiri in una nenia dolorosa. Figure che “a schiena dritta” provano a correre continuando ad immaginare un futuro. Esistenze rappresentate da coperte invecchiate, da sacchetti di plastica semi vuoti. Conoscono “la poetica della distanza”, ne sperimentano l’aspra dissonanza che arriva da case illuminate dove la luna ha lo sguardo benevolo.

Le immagini, in bianco e nero, si aprono lasciando spazio ad altre storie immaginate. I tratti decisi mostrano la notte dell’umanità, quella notte che non conoscerà l’alba se non sentiremo “rinascere dentro un soffio di vita nova, il gorgoglìo, la misura della forza”. Ritrovare le parole per urlare insieme: “vita, ehi vita mia, grazie”.

“Fino a quando ci saranno i penultimi questo vorrà dire che c’è ancora margine per l’umanità, che non siamo giunti alla fine del viaggio”.

QUI L’ARTICOLO ORIGINALE:

https://www.repubblica.it/robinson/2020/05/15/news/la_scelta_di_casalettori_penultimi-256647645/?fbclid=IwAR0K3HyHDwJ1shR4ruVydEBhTMJ02-BC5aCXo2h0Ep3bFOm02K2gfDO34yg

PENULTIMI – segnalazione di Giorgio Mecca sul Corriere di Torino

PENULTIMI – segnalazione di Giorgio Mecca sul Corriere di Torino

L’ode ai penultimi di Nesxt

La rassegna ai Docks introduce la poesia nella Settimana dell’arte in programma letture e performance, musica elettronica e proiezioni (29 ott. 2019)

«La poesia non solo non è morta, ma non fa morire. È una terapia d’urto». Francesco Forlani ha appena finito di scrivere la sua ultima raccolta di rime: «Penultimi» (Miraggi edizioni) e sarà uno degli ospiti d’onore della terza edizione di «Nexst», il festival di arte indipendente curato e organizzato da Olga Gambari e Annalisa Russo che da oggi fino a domenica invaderà la città con proiezioni, performance, esposizioni, video, musica elettronica. E poi tanti, tantissimi versi. Quest’anno infatti, la manifestazione avrà un focus dedicato alla poesia come pratica artistica contemporanea e laboratorio di ricerca. Ai Docks Dora di via Valorato 68, che in questi giorni si trasformeranno in una cittadella dell’arte con undici spazi aperti al pubblico, Forlani, che si definisce un artista «prepostumo», presenterà in anteprima il suo volume e la sua personale ode ai penultimi raccontando «l’ultimo avamposto della gentilezza umana: quella dei lavoratori che si ritrovano alle 5 di mattina dentro le carrozze della metro».

PENULTIMI. Le vite degli altri in un poetico blues – recensione di Giuseppe Marchetti su Gazzetta di Parma

PENULTIMI. Le vite degli altri in un poetico blues – recensione di Giuseppe Marchetti su Gazzetta di Parma

Biagio Cepollaro nella nota critica alla raccolta poetica di Francesco Forlani «Penultimi» edita da Miraggi, osserva che il mondo che emerge da queste pagine «non è più quello dell’alienazione operaia, ma quello dell’apartheid prodotta dalle nuove oligarchie finanziarie. La società tende a dividersi in caste non più in classi come nel Novecento. Le persone sempre in movimento pendolare restano immobili. L’Occidente sembra tutto retrodatato al vecchio regime, a prima della rivoluzione borghese. È un mondo neofeudale, appunto».

L’osservazione pertinentissima ci introduce alla lettura di questa poesia di efficacia illuminante e severa, tutta trattenuta sull’oggi, sui «penultimi» e il loro viaggio dentro una realtà che si manifesta nel grigiore delle somiglianze e nella rassegnata dimensione esistenziale di un giorno lunghissimo, quasi senz’alba e senza tramonto.

Forlani è uno scrittore che si getta anima e corpo sul paesaggio disadorno e infelice di quel presente che la poesia – ma anche il romanzo e le interpretazioni teatrali contemporanee – tende a considerare quale «preghiera dei penultimi, la trasparenza». Una trasparenza ossessiva a tratti, e a tratti invece dolce e magicamente corrosiva. Con le pagine dei suoi «Penultimi», Forlani traccia davvero l’arte di una sottile disperazione, cioè la sua condizione umana, il suo gesto, il suo guardarsi intorno, il suo procedere o sostare. Si ha l’impressione in certi momenti di scontrarsi con quella pungente situazione d’inciampo che il poeta narra così: «Non pensavo potessero le cose / essere penultime, possedere un tempo, / non la semplice durata proprio / l’estensione immisurabile di un corpo». Francesco Forlani scrive e insegna, c’è nella sua poesia questo doppio sentimento delle cose come lo ritrovi in certa poesia del Novecento, nella sua misura di «cosa», «persona», «voce» e luogo.

I temi, infatti, si rincorrono e descrivono «l’incessante ritmo delle correnti» che per tutto il secolo scorso hanno alimentato sia il gesto salvifico tentato dalla poesia, sia il suo abbandonarsi al fatalismo e alla crisi del mondo. «Penultimi» […] è poesia ora della natura, ora delle metafore più audaci, ora di una serena stagione che le immagini raccolte nel volume aiutano a concepire come quadri istantanei dei nostri desideri e delle solitudini che le condizionano.

Forlani, poeta traduttore, cabarettista, scrittore e «agitatore culturale» vive a Parigi e da Parigi, ancora centro di un mondo d’arte che non perde mai di attrazione e di fascino, manda il proprio messaggio in un intenso complesso poetico e narrativo che investe la memoria dell’oggi – con tenerezza e crudeltà – precisa Cepollaro, dove la sua tenerezza è intrisa di limpido lirismo e la sua crudeltà è in fondo una pietas, un amore si potrebbe dire, la vera onda della poesia che in lui si fonde dentro una umanità consapevole ed eticamente alta.

Ecco l’immagine perfetta, allora: «Ora colato dal marciapiede, / cascata di calore la coperta / in cerca di un corpo»; un corpo che custodisca in sé il calore e il sangue della parola che, da breve cronaca, diventa storia e destino di un’epoca, la nostra, così infelice e tuttavia così orgogliosa dei propri passi che in questa raccolta si esprimono letteralmente in doppia lingua, il francese di Christian Abel elegante e aderente al sentimento di Forlani, e il passo del nostro poeta cuore e mente di una metafora esaltante della vita che si offre quale esempio di una lunga e appassionata familiarità come nei versi indimenticabili della lirica 29: «Ed il voltarsi della faccia di mio padre / verso la mia, che da parte a parte scarta lo specchio / mi fa ricordare giovane lui e ora me più vecchio».

PENULTIMI – recensione di Felice Piemontese su Il Mattino

PENULTIMI – recensione di Felice Piemontese su Il Mattino

Campano per nascita e formazione, parigino per scelta, Francesco Forlani è scrittore eclettico, performer, traduttore, fondatore di riviste come «Sud», instancabile promotore di iniziative che gettino ponti tra culture diverse ma con molti punti in comune, quella italiana e quella francese.

E mentre sta per uscire in Francia un suo nuovo libro, intitolato Par-delà la forêt: Mon éducation nationale, in Italia pubblica, in edizione bilingue e con fotografie fatte da lui stesso (contaminare i linguaggi è una caratteristica del lavoro di Forlani) una sorprendente opera di poesia intitolata Penultimi (Miraggi edizioni, pagine 128, euro 13) che nasce da un’occasione autobiografica per acquisire valenze di grande significato.

Diventato professore di italiano nelle scuole francesi, Francesco Forlani è stato costretto a modificare sostanzialmente le sue abitudini. La scuola in cui insegnava era quasi in Normandia, e per quanto efficienti siano i trasporti francesi ci volevano un paio d’ore per arrivarci. Fine, quindi, delle frizzanti serate parigine, per uscire all’alba o in piena notte, prendere il metrò alla prima corsa e raggiungere la stazione Montparnasse, da dove partono i treni per l’Ovest. Un’occasione preziosa per scoprire una dimensione sconosciuta della città e, appunto, quelli che Forlani chiama empaticamente «i penultimi»: persone che dipendono dalla puntualità del treno, che se c’è qualche ritardo saranno «donne delle pulizie non presenti/ come da contratto negli uffici, manovali assenti dai cantieri,/ i professori dalle cattedre e impiegati dalla macchina/ che amministra il tempo degli uomini e delle donne».

Persone, insomma, chiamate a svolgere ruoli subalterni, obbligate a essere delle rotelle di ingranaggi che tendono sempre più a ignorare l’aspetto umano dell’organizzazione sociale, di quelle spietate macchine finalizzate esclusivamente al guadagno e al controllo in quel «capitalismo della sorveglianza» di cui parla la studiosa americana Shoshana Zuboff e che ha sconvolto anche la tradizionale divisione in classi.

Per «raccontare» i suoi penultimi, l’autore casertano ha scelto una lingua poetica colloquiale, quasi narrativa, che rinuncia all’enfasi lirica, privilegiando i toni bassi anche se non rinuncia a guizzi e accensioni, collocandosi in una posizione decisamente «altra» rispetto alla koinè dominante. Nella consapevolezza che le cose dicono sempre «più di quanto non si sia in grado di sentire veramente» e che si dovrebbe fare almeno il tentativo di riuscirci.

Intervista a Francesco Forlani di Mirco Salvadori su Rockerilla

Intervista a Francesco Forlani di Mirco Salvadori su Rockerilla

L’essere underground

Francesco Forlani, sembra manifestare una certa renitenza ad essere qualcosa, o almeno qualcosa di fissato. Forlani è infatti un dissipatore, un dispositivo di dispendio che esiste in quanto si rilascia e sperpera nel mondo. Forlani si produce nel mancare a se stesso, è quella cosa che è dove prima sarebbe stato, e dove dopo era stato, perché non è mai quello che è appena stato e che sta or ora per essere. È una migrazione continua, un esiliarsi incessante, una sparizione perpetua, che, come certi animali selvatici, è identificabile solo dalle tracce del passaggio, borre, escrementi, carcasse delle vittime, impronte, ricordi annebbiati. Con termine moderno, è il performativo, o il processuale, colui che si definisce in itinere. Ne consegue che la sua dimensione esistenziale è il viaggio, quella narrativa il romanzo picaro, quella espressiva e stilistica, di volta in volta, il video extravagante, la performance teatrale, la scrittura evasiva e noncurante, o addirittura, quella sorta di linguaggio extradoganale e metastorico che si è inventato a proprio uso, e che si potrebbe chiamare il forlanese. Infine per Forlani vale molto l’amicizia, che è quella forma di rapporto sociale libero e liquido, come si dice oggi – il solo non istituzionalizzabile – che gli permette di amare senza essere qualcosa.

Questo scriveva il poeta Livio Borriello di te in occasione dell’uscita di Parigi, senza passare dal via (Contromano-Laterza). Ti riconosci in questo identikit?

Molto e ricordo che in occasione dell’uscita del manifesto del comunista dandy (ed Miraggi) anche il critico letterario Francesco Durante, riprendeva questo tema della mobilità e mi definiva «tra i personaggi più interessanti del nuovo underground letterario italiano». Sono di quelli, non tantissimi, che non vivono di letteratura ma per la letteratura. Underground per me significa aristocrazia che distingui con un solo colpo d’occhio dal sottobosco culturale che vive e vegeta nel paesaggio italico contemporaneo. Da cinque anni sono tornato a Parigi.

Se penso al tuo passato, rimango colpito da quei tre anni che hai trascorso a Napoli come allievo della Scuola Militare Nunziatella. Conoscendoti mi chiedo come mai quella scelta e come ne sei uscito.

Un mio amico editore e gallerista Andrea Semerano, della Camera Verde di Roma, con cui ho condiviso molti bei progetti, diceva che l’umanità si divideva tra chi era stato in collegio e chi no. Penso che sia vero perché l’essenziale di una vita per uomini e donne, si forma in quella età dell’adolescenza. È alla Nunziatella che ho scoperto il valore dell’amicizia, della parola data, il senso che trovi alla sofferenza solo quando è condivisa e soprattutto la forza della mia vocazione letteraria che faceva i conti con una carriera militare tutta in discesa che sarebbe stato utile e conveniente perseguire. E invece no, dovevo fare della mia vita quello che sapevo avrei amato che fosse e mi iscrissi a filosofia. Ricordo che all’epoca mi riconoscevo nei Mods, e il mio amico di Frosinone Stefano Stirpe mi aveva fatto conoscere tutto il mondo delle fanzine e il meglio dell’underground compreso Rockerilla. Alla Nunziatella esistevano delle vere e proprie micro comunità legate all’Underground e questo non deve meravigliare più di tanto se si pensa che da quella scuola era uscito quindici anni prima il fondatore dei Bisca, Giancarlo Coretti e ancor prima Eugenio Barba dell’Odin Teatret fondato ad Oslo.

Sei originario di Caserta, frequenti spesso l’Italia e la tua Terra ma hai deciso di vivere a Parigi. Qual è il motivo di questa scelta?

Le mie radici me le porto a spasso da sempre facendo attenzione ogni tanto a fargli risentire l’odore della terra dell’origine. Per farti un esempio, il progetto della rivista Sud che porto avanti dal 2003 con Giuseppe Catenacci, presidente onorario degli ex-allievi, ha sempre avuto base a Napoli, al Rosso Maniero della Nunziatella e attraverso la rivista sono riuscito a mantenere attiva la “cellula” creativa e soprattutto affettiva di tante persone con cui avevo mosso i primi passi. Parigi è la città in cui sono nato tipo tre secoli fa e con cui mi sono ricongiunto per necessità di destino. Ad Aprile esce un mio nuovo romanzo che ho scritto in francese per l’editore Leo Scheer, e questa cosa s’iscrive nell’estetica della dissipazione di cui parlava Livio Borriello voce tra le più significative, insieme a Viola Amarelli, della terra irpina.

Da frequentatore di circoli (che brutto termine) letterari indipendenti, come vedi la situazione della nostra letteratura ‘indie’, uso un termine desueto ma esemplificativo. Diversamente della nostra musica in pieno conflitto e disfatta – salvo rarissimi casi – contro l’appiattimento verso il basso, esistono realtà combattenti?

La vedo in piena forma nelle forme che conosco e in qualche caso frequento. Innanzitutto a livello editoriale ci sono molte realtà relativamente giovani che hanno occupato lo spazio della qualità letteraria disertato dall’editoria storica e tradizionale. Potrei citarti innanzitutto la casa editrice torinese Miraggi di cui seguo alcuni progetti ma anche le romane l’Orma, NN, Exorma, i napoletani della Wojtek, la cagliaritana Arkadia, gli abruzzesi della Neo, Transeuropa a Massa, la romana Fefé, Liberalia a Bari, La città del sole, di Reggio Calabria, la casa editrice Zona di Caserta, e altre decine di belle realtà che potremmo definire indyPer quanto riguarda la Rete il discorso non cambia. Le reti carsiche dei blog collettivi continuano il loro lavoro ininterrottamente contro ogni profezia che ne decretava la fine con l’avvento di Facebook. Lo stato di salute di realtà come Minima Moralia, Le parole e le cose, Nazione Indiana di cui faccio parte da una quindicina d’anni mi sembra invece contraddire tali previsioni e premiare il carattere esploratore e visionario dell’Underground.

Siamo ospiti di pagine che si occupano prevalentemente di dischi, anche se la sezione letteratura è ben rappresentata. Chi ti segue, al pari di chi segue un musicista, colleziona i tuoi libri. Amerei tu ne parlassi, descrivessi la tua bibliografia così come si fa con una discografia, dalle ispirazioni iniziali ai contenuti dei vari volumi.

Sai che facciamo? Li metto in fila e li associo a una traccia tipo Mix.

2020 Par-delà la forêt (romanzo)Léo Scheer,

Tear Drop MASSIVE ATTACK

2019 Penultimi (poesie e prose illustrate)Miraggi,

Le vent nous portera NOIR DÉSIR

2017 Peli (pamphlet) Fefè,

Das Model KRAFTWERK

2015 Manifesto del comunista dandy Miraggi,

Internazionale FRANCO FORTINI – IVAN DELLA MEA

2013 Parigi, senza passare dal via, Laterza,

Redemption Song JOE STRUMMER & THE MESCALEROS

2012 Il Peso del Ciao (poesie) Arcolaio,

As time goes by BRYAN FERRY

2012 Turning Doors (romanzo) Quinta di Copertina,

(I can’t get no) Satisfaction DEVO

2011 Le chat noir (graphic novel) con Raffaella Nappo, Camera Verde,

Vienna ULTRAVOX

2010 Blu di prussia (poesia erotica) con Dinahrose, Camera Verde,

All of Me BILLIE HOLIDAY

2009 Autoreverse (romanzo), Ancora del Mediterraneo,

Love Will Tear Us Apart JOY DIVISION

2008 Manifeste du communiste dandy, La camera verde,

Je suis snob BORIS VIAN

2002 Métromorphoses (racconti),Nicolas Philippe,

Psycho Killer TALKING HEADS

1990Posti a sedere per la Primavera (romanzo), Pleiadi,

Abbassando AVION TRAVEL.

Leggendoti si comprende che il confine tra prosa e poesia per te è assai indistinto. Mi riferisco particolarmente a Penultimi, il tuo toccante ultimo volume da poco uscito per Miraggi, edizioni di cui parleremo più ampiamente in seguito. 

Credo di avere lo spirito del jazzista, ed è come se ingaggiassi sempre una sfida con il pensiero, la storia, attraverso la frase. Ho bisogno di un ritmo sulla pagina, e a seconda dei tempi, che si tratti di poesia o di prosa, di teatro o di canzoni, ho sempre disegnato le frasi secondo una metrica, un tempo. Da questo punto di vista devo dire che molto ha contribuito un lavoro quasi trentennale con musicisti. Penso a Rosario Natale, violinista, Massimiliano Sacchi, dei Ringe Ringe Raya, a certe incursioni con Canio Loguercio, Sacha Ricci, con il clarinettista Louis Sclavis, Marco Rovelli, Rosario Tedesco, con il sassofonista Gianni D’Argenzio, con Lamberto Curtoni violoncellista e alla recente esperienza al Nexst di Torino insieme alla Lite Orchestra di Verona. Ma è soprattutto con Massimiliano e Franck Lassalle, fisarmonicista, che lavoro dagli anni novanta. E quando scrivo li sento vicino anche se il lavoro non è destinato a un progetto musicale. Questo ritmo, devo ammetterlo, lo sento davvero compiuto nella lingua che mi sono inventato per il teatro, e penso allo Zazà et tuti li ati sturiellet, o al recente Miss Takeche abbiamo portato in scena con Sergio Trapani all’Istituto di Cultura di Parigi più di un anno fa.

“C’era che nel passaggio, sulla tratta i vetri lasciavano vedere la preghiera dei penultimi, la trasparenza”. Voglio iniziare con questa frase che racchiude in poche parole l’essenza stessa del tuo ultimo viaggio, sia fisico che letterario: Penultimi. Parlacene.

Il termine viaggio è quello più appropriato perché proprio di viaggio si è trattato, in senso iniziatico oltre che di trasporti presi alle cinque del mattino per andare nelle periferie in cui insegno. Un’iniziazione fatta di silenzi e cose, in un ordine quasi soprannaturale, metafisico come ha osservato un amico poeta Eugenio Tescione a una recente presentazione dei Penultimi. Una metafisica laica, se è possibile, in cui ogni giorno si disegna una cartografia di volti che sono facce, fatica ma anche ostinazione alla vita. Qualcosa che allo stesso tempo è rituale, in un tempo che si fa scandire per giungere in tempo, e nuovo, ogni volta perché si è in una forma di disponibilità al mondo, alle cose e ogni volta succede che le cose ti parlino. Io lo chiamo attraversare il mondo da antennisti.

Non ultimi ma penultimi, perché?

Mi sono ispirato a un passaggio dell’Abécédaire di Gilles Deleuze. Una lunga galoppata video-filosofica in cui ogni lettera introduce un concetto. Deleuze alla lettera B come il bere, racconta del rapporto che gli alcolizzati hanno con l’ultimo bicchiere, quello della staffa, quello dell’ultimo giro, che in realtà è sempre penultimo. Penultimo perché ci si ferma a quello, più o meno coscientemente, per permettere la successione con il primo del giorno dopo. Se si cedesse all’ultimo si andrebbe incontro alla morte. I miei penultimi rappresentano un’umanità che è prima della fine. Gli ultimi sono quelli che prendono la metro alle sei e mezza, alle sette, e si accalcano, si spintonano, si mandano affanculo, protestano, hanno facce annerchiate, incazzate. I penultimi, no. Nonostante l’ora, le cinque e mezzo, hanno un sentimento quasi collettivo di stare al mondo e ne condividono la fatica, l’ingiustizia dello sforzo che soprattutto a una certa età lo senti.

Nell’irruenza delle parole usate da Biagio Cepollaro nella nota critica al libro, leggiamo: “Forlani salta l’attrazione del male e ne parla bene. La letteratura quindi viene costretta a fare il suo mestiere: dire la bellezza proprio nel momento in cui dice una scomoda verità. Anche se questa verità fa propriamente male”.L’eco di queste parole si riverbera lungo tutte le pagine del tuo testo. Giunge anche tra le righe dedicate alla violenza causata dal terrorismo, quando siamo diventati altro, scrivi. Cosa siamo diventati, Francesco, e cosa ti ha insegnato questa tua esperienza ai margini della notte?

E del giorno, aggiungerei. Che per me è come seguire un corso di umiltà, non che ne avessi veramente bisogno, di riconciliazione con lo stato delle cose, delle responsabilità, un senso del dovere che si accompagna al senso di quello che si fa, che si tratti di un’aula scolastica o di un ufficio, di un cantiere o di un negozio.

Un volume il tuo che mi ha profondamente commosso. Dalla prima pagina all’ultima è un continuo sollecitare le corde più intime, le più fragili forse. Forse le meno visitate per il terrore di smuovere quella parte di finta solidità che ci ripara dal mondo. Il tuo intento era voluto o la commozione fa parte della visione di quel mondo nascosto ma assai popolato che molti si rifiutano di guardare?

Ultimamente ho sentito usare il termine penultimo da una certa destra quasi come rimprovero alla sinistra talmente concentrata sugli “ultimi”, per esempio i migranti, da dimenticare i penultimi, ovvero una grossa fetta della popolazione autoctona che vive alle soglie della povertà. I miei penultimi, ne sono certo, non andrebbero mai a una manifestazione sovranista e si guarderebbero bene dal farsi difendere da Salvini o dalla Le Pen. Si tratta di esistenze che cercano ognuna nel proprio piccolo di rendere possibile la vita sociale e far funzionare strutture e cose che contribuiscono o almeno vorrebbero alla determinazione di uno spazio collettivo. Sanno che è un privilegio farne parte, lavorare, anche a costo della fatica che ci vuole. Credo che questi scritti commuovano perché le cose che vedi commuovono, come l’umanità profonda di quelle ferite sul campo.

“Fino a quando ci saranno i penultimi questo vorrà dire che c’è ancora margine per l’umanità, che non siamo giunti alla fine del viaggio, al termine della notte”.

Chissà che ne direbbe Louis-Ferdinand, Francesco.

QUI L’ARTICOLO ORIGINALE:

PENULTIMI – recensione di Alida Airaghi su SoloLibri.net

PENULTIMI – recensione di Alida Airaghi su SoloLibri.net

Un libro composito, questo Penultimi di Francesco Forlani, fatto di versi stampati in tondo e in corsivo, di prosa e interstizi meditativi, di haiku; intervallato da fotografie scattate con il cellulare dallo stesso autore, presumibilmente dalla metropolitana (interrata e sopraelevata) che è l’ambiente da cui, su cui e per cui il testo è stato pensato e scritto.
“Pensato” come omaggio ai Penultimi, suoi inconsapevoli e meritevoli protagonisti: un omaggio malinconico, grato e rimordente. “Scritto” in un italiano colto, ma nello stesso tempo popolare, striato di francese e di napoletano: le tre lingue e le tre anime dell’autore.

Francesco Forlani è infatti nato a Caserta, si è laureato in filosofia a Napoli, ha insegnato a Torino, è emigrato a Parigi dove tuttora risiede, professore in una scuola della banlieue. Poeta, narratore, saggista, consulente editoriale, traduttore, redattore di blog letterari, vulcanico performer e cabarettista, in questo volume si è ritagliato un suo spazio di riflessione, amara e insieme indignata, sulle vite degli altri, sulla sua che li osserva, sul mondo in cui è inserito pur con dignitosa estraneità.
Da due anni si imbarca ogni mattina alle 5,40 sulla linea 6 della metro parigina, «nella tratta che da Nation va a Montparnasse» per raggiungere l’istituto in cui insegna: con lui una massa indistinta di persone, presenze assenti e intercambiabili: i penultimi, appunto, non proprio gli ultimi nella scala sociale. Un lavoro ce l’hanno e lo raggiungono all’alba di ogni giorno feriale, rassegnati a una routine malpagata, ripetitiva, spersonalizzante:

Se ne stanno seduti i penultimi / alle cinque e mezza del mattino / tutti occupati i sedili sulla banchina / prima che il primo treno del giorno / salpi e porti per mari di moquettes / e vetri negli uffici le donne delle pulizie / o gli operai giù in fabbrica, i travet per piani / senza più nulla chiedere né altro domandare.

Il poeta li osserva, nei copricapi di lana degli uomini, nei foulard delle donne, negli occhi socchiusi per il sonno interrotto e nelle labbra che si muovono in cantilene o preghiere: appartengono a razze e religioni diverse, sono esseri umani come lui, compagni di ventura e sventura, ma forse non altrettanto capaci di introspezione e di valutazione sul destino che altri hanno confezionato per loro:

E ce ne stiamo attaccati studenti ed operai / come le lancette / di un orologio che segni / l’esatta metà del giorno / (e della notte) / c’est l’heure! c’est l’heure!

La Parigi della democrazia e dell’insurrezione ‒ Liberté, Égalité, Fraternité ‒, si offre nel suo squallore quotidiano al giudizio sconfortato e agro dell’intellettuale, che sa comunque più e meglio dei suoi compagni di viaggio cercare scampo nella bellezza residua della luna seminascosta tra le nubi, del cielo ancora grigio, di una ragazza-runner ansante sul marciapiede, o nel profumo di colonia che improvviso invade lo scompartimento, riaccendendo memorie familiari. 
In una posizione di privilegio, l’autore possiede gli strumenti culturali per interrogarsi su cosa sia diventato il vivere in comunità, oggi, nelle metropoli di tutto il mondo, pagando uno scampolo di welfare con la mancanza di rapporti umani e di felicità individuale. Lo fa in uno degli inserti in prosa del libro («Quando è cominciato tutto questo? Quando è iniziato l’assedio che ci stringe in una morsa che rende irrespirabile l’aria del tempo e che strozza l’anima… »), rispondendosi da solo:

Ed è strano e insieme meraviglioso che proprio in quell’attimo di scoramento senti rinascere dentro un soffio di vita nova, il gorgoglìo, la misura della tua forza, sapere che più inespugnabile è il diritto meno la forza potrà e che basta il pensiero di queste cose e quelle a far sollevare lo sguardo, a osservare meglio di fuori sporgerti per scoprire che quelli che sembravano i tratti ingrugnati del nemico sono solo il riflesso del tuo stesso volto nell’acquitrino di cinta e che un solo rimedio al fronte interno vale a quel punto, liberare il portale, calare il ponte, issarsi a riveder le stelle e respirare forte e dire vita, ehi vita mia, urlare, grazie.

Grazie alla vita comunque, grazie ai penultimi,

sti pauvres christi, de christiani, au senso largo / car il y a aussi el muslim, le buddist lo istemmatore, / toti sti pasi, bon, stano toti amuchiati, entassés, / addunuchiate dans la grande salle des pas perdus

che chiedono poche cose alle cose,

a volte solo un segno, un cenno, / da parte a parte della vita », quando bastano «i tre boccioli di rosa sulla piattaforma, in pieno inverno / di piena neve, sussurrano courage, la primavera avanza.

QUI L’ARTICOLO ORGINALE: https://www.sololibri.net/Penultimi-Forlani.html?fbclid=IwAR36ebQRVln8cEMn7zqNVhspOVKVv_3gmYtmu-9NS9YaNUYguMrDJjqQBzE